| L'île de la Réunion en textes |
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C’était au temps de l’esclavage…
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Retour dans une histoire pas très joyeuse certes, mais qu'il ne faut pas oublier! Découvrons tout de suite cet article de Chantal Leperlier intitulé: "C’était au temps de l’esclavage..." |
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C’est une période de l’histoire où, dans plusieurs pays, les hommes étaient vendus, pour quelques pacotilles. Il y eut la traite d’esclaves surtout dans les colonies. Les pays d’Europe surtout l’Espagne, le Portugal, l’Angleterre et la France exportaient en Afrique occidentale des tissus, des verroteries, et des armes en échange d’esclaves qu’ils vendaient aux planteurs américains ou ceux des colonies. Ces planteurs achetaient les esclaves avec du coton, du sucre, et d’autres produits coloniaux (surtout du rhum et de l’indigo). Ces échanges « triangulaires » alimentèrent une bonne partie de l’industrie et du commerce anglais au 18ème siècle. Les premiers navires qui assurent la traite sont des bateaux ordinaires. Plus le voyage était rapide, moins il y avait de pertes. On en vient donc aux négriers. C’est au 18ème siècle aussi que la Traite des Noirs prit en France un grand essor. Elle enrichit les ports de Bordeaux et surtout de Nantes. De ces ports, était chargés sur les navires, du blé, du bois apporté par les Anglais, Hollandais pour la construction navale. Du café arrivait de Constantinople, du charbon, du coton provenait d’Amérique, du cuir venait de Marseille, des draps venaient du Languedoc, des épices arrivaient dans des navires étrangers, de la faïence, de l’huile, des soieries des textiles , des vins etc… Ces esclaves étaient transportés à fond la cale parmi ces nombreuses marchandises. La traite vers les Mascareignes est assurée par des négriers de 200 à 300 tonneaux. La Compagnie des Indes supervisait ces commerces. Ces esclaves étaient placés sur toute la longueur du bateau, couchés par terre, tête bêche afin de prendre moins de place, et ils étaient tous enchaînés les uns aux autres, tout en étant aussi enchaînés au bateau négrier. Une fois par jour, on les faisait sortir sur le quai, afin de leur faire un petit exercice physique, et on assurait ainsi un petit côté hygiénique qui réduisait la mortalité. On connut certains négriers, manœuvrés par 40 hommes. Ceux-ci pouvaient charger jusqu’à 650 esclaves entassés sur des « étagères » de planche dans le faux pont. Chaque esclave disposait environ d’un tiers de mètre carré pour la traversée. Afin qu’ils arrivent à bon port, on les mouillait afin d’hydrater leur peau. La cargaison des cales, remplies de ces être humains, se rendaient alors en Amérique, aux Antilles et à la Réunion. Ils étaient vendus pour travailler dans les plantations et remplacés par des cargaisons de sucre, de café, d’alcool, d’épices…à destination de la France. C’est un crime contre l’humanité toute entière que cette traite négrière !! Tous droits réservés: Chantal Leperlier du réseau de sites de l'Océan Indien: ZIVOI.COM [Cet article a été publié conjointement à l'actualité des iles du 20 décembre 2005: La fête de l'abolition de l'esclavage]
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