| L'île de la Réunion en textes |
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La nourriture des esclaves
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Les esclaves, vous vous en doutez avaient des conditions de vie très difficiles, zoom ici sur l'alimentation des esclaves... |
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Le gouvernement de Louis Philippe a pris quelques mesures pour améliorer l’habitat des esclaves, mais aussi bien leur nourriture et leur entretien. Je vous relate donc la partie nourriture. La ration est réduite de moitié pour les individus des deux sexes de 8 à 14 ans et du tiers pour ceux au-dessous de 8 ans. Les conditions dans lesquelles la nourriture doit être attribuée sont définies par le législateur. Ainsi le remplacement des produits alimentaires prévus par la loi ne peut se faire que dans les limites fixées par des arrêtés locaux qui réglementent les proportions des produits de substitution. Les distributions de nourriture doivent être hebdomadaires, sauf pour des cas exceptionnels, où les magistrats permettent aux propriétaires de procéder « à l’égard de certains esclaves par voie de distribution quotidienne » (sans doute ne savaient-ils pas gérer leurs rations alimentaires). L’esclave reçoit du maïs, parfois du riz et des racines en quantité insuffisante pour satisfaire ses besoins. Son alimentation est surtout végétarienne. L’esclave a la possibilité sur beaucoup de propriétés, de récolter des brèdes pour compléter sa ration. Certains propriétaires laissent à leurs esclaves le surplus des récoltes d’embrevattes. La morue n’est guère distribuée, sauf sur quelques habitations bien organisées. Les esclaves n’obtiennent la morue que pendant les jours de fêtes, à condition que les prix pratiqués ne soient pas trop élevés. Sur un assez grand nombre d’habitations, le manioc est donné comme ration du soir ou du matin. Songes et patates douces, racines alimentaires sont les aliments d’appoint qui servent à compléter le menu pendant les périodes de pénurie alimentaire. Certains propriétaires d’esclaves cultivent cependant des songes et des patates pour leurs cochons Certains établissements ajoutent de la viande salée ou de la morue au menu traditionnel notamment pendant les périodes de coupe de cannes, ainsi, ils agrémentaient le goût du palais. Les petites habitations pauvres, ne pouvaient guère respecter l’ordonnance du 4 juin 1846. L’esclave partage donc la ration du maître et celle-ci est bien souvent insuffisante. Les vols commis par les esclaves sont provoqués par la faim, et ils sont nombreux. Les peines sont sévères pour ces délits. Tous droits réservés: Chantal Leperlier du réseau de sites de l'Océan Indien: ZIVOI.COM [Cet article a été publié conjointement à l'actualité des iles du 20 décembre 2005: La fête de l'abolition de l'esclavage]
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